Journal Nostalgie n°49 : Resident Evil (Rebirth) [GC]

J’ai ouvert mon Journal Nostalgie il y a peu et j’ai refait entièrement un jeu qui n’a pas pris une ride : Resident Evil dans son Remaster Game Cube. Et même si mon dernier article de cette rubrique traitait de sa toute première version sur PSOne, je me suis dit « Zut ! je fais ce que je veux après tout ! » et me voilà donc en train de vous parler de la première véritable métamorphose d’un jeu peu de temps après sa sortie initiale mais qui a su traverser les âges comme rarement titre a pu le faire…

Resident Evil  – Premier vrai remake

Chris this way !

Je voulais vous épargner une énième fois le contexte du jeu que vous devez tous connaître mais pour les deux du fond qui dorment depuis 1995 voici quand même le pitch. Des membres des S.T.A.R.S. une troupe d’élite, se retrouve dans une forêt à la recherche de leurs compagnons disparus. Ils sont attaqués et se réfugient dans un manoir. Évidemment le lieu va être rempli de monstres et autres joyeusetés mais je vais y revenir. Retour d’abord a l’été 2002 lors duquel je fais l’acquisition d’une de mes consoles favorites : la Game Cube. Après avoir passé des heures et des heures sur Super Smash Bros Melee, la rentrée arrive et avec elle les cours. Mais le 13 septembre sort Resident Evil (surnommé Rebirth). Fan de l’opus PSOne qui a déjà plusieurs années je me dis que je dois me le procurer et c’est rapidement chose faite. J’insère donc la galette dans mon cube violet et je reste pantois…

Notez la qualité de la modélisation.

Une beauté qui laisse coi(ffeur)

Si vous connaissez le jeu d’origine alors vous vous rappelez sûrement d’un titre avec des décors précalculés plutôt agréables et des personnages en 3D polygonale à couper à la truelle. Et bien c’est terminé avec cette version Game Cube. Le bond graphique fait par les équipes de Capcom reste encore à ce jour pour moi un des plus incroyables. Alors certes, depuis nous avons eu droit à du Final Fantasy VII Remake et même à un époustouflant remake de Resident Evil 2 mais là on parle d’un titre qui n’est sorti que 6 ans plus tard sur la génération de consoles suivante ! Vraiment j’étais scotché. Je reconnaissais à la fois chaque détail et en même temps tout était nouveau ! Le niveau de finition des décors et des personnages était époustouflant. De même que les animations ou les différentes cinématiques qui ponctuaient l’aventure, de bien meilleures factures (exit les acteurs de seconde zone et place à l’image de synthèse). S’il avait toujours une petite part de kitch comme le veut la série elle était beaucoup atténuée par rapport à son homologue de 1996. Les zombies et autres horreurs du manoir Spencer n’avaient jamais été aussi effrayants. De quoi imaginer en 2002 que tous les jeux sortis après auraient cette qualité ? L’histoire m’a donné tort mais nous étions en droit d’y croire.

Les effets de lumière sont simplement sublimes.

La peur au ventre

Si le volet de base faisait peur c’est surtout parce qu’il abusait des jump scare (coucou les clébards !) mais au fond l’aspect graphique ne permettait pas une totale frayeur. Alors que là, manette en mains, je flippais vraiment. Parce que oui le manoir Spencer avait changé de visage et possédait beaucoup plus de lieux, mais les monstres n’étaient pas en reste. Parce que oui moi j’avais l’habitude qu’un zombie mort le reste. Mais je voyais les cadavres rester au sol alors je me souviens m’être dit « trop réaliste les cadavres restent maintenant ! » Alors que non ! Ces saloperies infectées se relèvent au bout d’un moment, et sont alors bien plus rapides et puissants ! Je vous raconte pas la frayeur quand le premier m’a fait le coup ! Seule solution ? Brûler les corps. Et avoir du coup dans son inventaire une fiole remplie d’essence et un briquet ce qui prend encore de la place alors qu’elle est déjà extrêmement limitée ! Je ne savais pas si je devais crier au génie ou pleurer de devoir sacrifier deux places de plus. Pareil pour la première fois où j’ai vu les araignées géantes qui pour le coup font vraiment peur cette fois ! Heureusement que j’avais un petit fusil à pompe sur moi pour m’en défaire sans trop de problème. En fait ce que j’a ressenti devant Resident Evil ressemble plus à une peur viscérale que je n’ai eu depuis que devant des titres comme Silent Hill 2. A l’époque vraiment j’étais dans un stress permanent à chaque salle que je visitais malgré ma connaissance des lieux.

Saloperie de clébard !

Une revisite indispensable

Arrivé au bout de l’aventure qu’est Resident Evil j’étais stupéfait devant tant de virtuosité de la part de Capcom. Difficile de croire que qu’il s’agissait du même jeu qui était sorti à peine six ans plus tôt tant le fossé technique était énorme. Il faut dire que la Game Cube en avait sous le capot et le prouvait une fois de plus avec ce titre. Les musiques d’ambiance et les sons avaient bien évidemment été refaits pour l’occasion. De même que les doublages, bien meilleurs et moins kitch ! La durée de vie avait été augmentée également puisque la présence de nouveaux lieux et énigmes rendaient l’aventure bien plus longue ! J’avais beaucoup aimé d’ailleurs l’intégration d’un nouveau pan scénaristique qui explique pas mal de choses et rend le tout plus crédible tout en renforçant le lore. Une perle je vous dis ! D’ailleurs une version HD Remaster du titre est disponible depuis des années et il est toujours aussi incroyable à refaire aujourd’hui (avec en plus des contrôles plus modernes) et elle est souvent en promotion pour moins d’une dizaine d’euros. Si jamais vous êtes passés à côté vous n’avez plus d’excuses. Un titre culte comme rarement un jeu l’a été. Une légende du jeu vidéo et le père du survival. Foncez, vous ne le regretterez pas.

Se faire attraper n’était jamais bon…
Romain Boutté
Les derniers articles par Romain Boutté (tout voir)
Partagez nos articles ;) Share on twitter
Twitter
Share on facebook
Facebook
Share on google
Google

Laisser un commentaire