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Souvenons-nous.

Le 29 septembre 1995, dans nos contrées débarquait une certaine PlayStation. Disponible depuis presque un an dans le pays qui l’a vue naître, elle marque l’entrée d’un nouvel acteur indépendant sur la scène vidéoludique de l’époque: Sony. A l’époque, l’entreprise qui rencontrera un succès fulgurant avec sa PlayStation est déjà bien implanté dans le domaine de l’électronique, mais ne fabrique pas encore ses propres consoles. Elle oeuvre avec Nintendo à l’élaboration de leur seconde console, la SNES, sur la partie sonore notamment, mais aussi sur un projet indépendant pourtant compatible avec cette dernière. Le projet ne verra jamais le jour. Des différents entre Sony et Nintendo poussent ces derniers à rompre le contrat qui les liait, et les quelques 200 exemplaires produits disparaitront sans laisser de trace. Jusqu’à récemment. Décidant de capitaliser sur la recherche et le développement effectués sur ce projet avorté, Sony décide de continuer le projet, déjà nommé PlayStation, et d’en faire une console à part entière. Et c’est ainsi que débute notre histoire.

Loin de là, de l’autre côté du globe, loin des tumultes de la guerre que se livrent les constructeurs de console japonais, dans la ville d’Angleterre que l’on nomme Liverpool, un studio développe et édite des jeux-vidéo avec succès depuis quelques années déjà. Sans le savoir, son implication dans le développement de la PlayStation fera de lui un acteur de poids dans l’histoire et le succès de cette dernière : Psygnosis. Fondé par Ian Hetherington et Jonathan Ellis en 1984, le studio connait ses premiers succès bien avant l’ère PlayStation. Editeur de bon nombres de titres en complément de ses propres créations, son nom de tarde pas à se faire connaître, et on retrouve le logo sur quantité de productions en vogue. C’est en 1993 que son destin se voit bouleversé : Sony, alors en pleine conception de sa PlayStation, rachète le studio et le charge de créer un kit de développement à destination des PC, qui sera utilisé à grande échelle. Pour preuve de sa réussite, Psygnosis se sert de son propre kit pour accoucher de WipEout, premier jeu d’une saga qui marque aussitôt les esprits.

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Le jeu propose de se projeter quelques années dans le futur, en 2052, pour prendre part à des courses de bolides antigravité sur des circuits à vous en faire perdre la tête. Le design futuriste et l’esthétique très soignée du jeu en font un succès immédiat. Le jeu est encensé pour ses qualités graphiques et sonores, mais rebute quelque peu pour sa difficulté, bien plus élevée que celle d’un Mario Kart par exemple, dont WipEout s’inspire fortement. Le jeu est un carton. Fort de ce succès, le studio donnera naissance à plusieurs suites, pas uniquement sur PlayStation, malgré une petite traversée du désert pendant l’époque PS2. Cet opus très attendu sort 2 ans après la console et ne propose pas une technique aussi aboutie que fut celle du premier WipEout en son temps. Après 2 épisodes PSP, la série fait son grand retour sur console de salon, en 2008, avec WipEout HD sur PlayStation 3. Les caractéristiques de la console de septième génération  du géant nippon permettent à Psygnosis, rebaptisé SCE Liverpool Studios après son rachat par Sony, de s’exprimer pleinement et d’offrir un rendu encore jamais atteint par la série. A tel point que le jeu est repoussé de quelques mois après avoir reçu des résultats négatifs aux tests d’épilepsie tant ses effets sont nombreux en mode zone. Presque un an plus tard, le contenu déjà consistant du jeu se voit agrémanté d’un nouveau pan entier : l’extension Fury.

L’épisode suivant, WipEout 2048, qui s’avère être le premier si l’on suit le calendrier de la saga, sera le dernier chantier entamé par feu Psygnosis. En effet, en 2012, juste après la sortie de ce dernier titre et suite à une réorganisation interne, Sony décide de mettre un terme à l’aventure des petits gars de Liverpool, et le studios est dissous. Les fans de la premières heures comme les nouveaux doivent se faire à l’idée : WipEout c’est terminé. Mais fin 2016, l’espoir renait. Après 5 ans sans qu’un bolide ne défie les lois de la gravité (même si on s’y essaye sur WiiU et Switch), un réédition de WipEout est annoncée. Et le contenu est au rendez-vous : WipEout HD, son exentension Fury, ainsi que 2048, le tout resmasterisé pour la PlayStation 4.

Une fourre spéciale était vendu avec le jeu à sa sortie (UK) rendant hommage à la grande époque PS1

Regroupant donc le contenu des 3 jeux, WipEout Omega Collection est agrémenté de 28 nouvelles pistes, dévoilées peu avant la sorti du jeu, et bénéficie d’un vrai travail graphique, permettant notamment de redécouvrir 2048, l’épisode Vita. Le jeu est jouable en 4K sur PS4 Pro, et en 60 FPS, ce qui est aussi le cas sur la PS4 standard, en 1080p. Deux écuries font leur grand retour : Van Uber et Tigron. Proposé à un tarif réduit, cette compilation est à mettre entre toutes les mains tant les sensations de pilotages sont uniques. La concentration ressentie lancé à pleine vitesse sur la piste n’ont d’égal que le plaisir ressenti à chaque nouvelle zone traversée dans le monde éponyme.

Si le jeu s’inspire ouvertement de Mario Kart lors de sa conception, l’exigeance du gameplay imposée par le jeu en fait une proposition tout à fait différente. Je ne peux que vous conseiller de vous y plonger et de vous accrocher pendant les premières heures, qui peuvent s’avérer douloureuses. Une fois le coup de main pris, vous ne lâcherez plus la manette.

Damien Chaffurin

Damien Chaffurin

Touche à tout du jeu vidéo (enfin presque), j'ai la fâcheuse tendance à empiler les jeux sans avoir le temps d'y jouer. Mais je me soigne.
Damien Chaffurin

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