Artwork Majora's Mask Nintendo 3DS Band of Geeks

Majora’s Mask vient marquer vos 3DS à tout jamais!

Année 2000. Nintendo, après avoir chamboulé le monde d’un paquet de gamers avec Ocarina of Time deux ans auparavant, décide de sortir une suite directe à cet épisode mythique. Ainsi naquit Majora’s Mask, un ovni dans la saga, mais aussi dans l’univers Nintendo ! Le premier opus créé sous la houlette d’Eiji Aonuma en a surpris plus d’un. Stressant, envoûtant, mélancolique, effrayant par moments, il n’a laissé aucun joueur l’ayant pratiqué indifférent (seule une poignée d’irréductibles –dont je fais fièrement partie depuis ce temps ! – l’a trouvé bien supérieur à tout autre épisode de la saga). Malheureusement, après le rouleau compresseur Ocarina of Time, et en sortant alors que la concurrence s’apprête déjà à dégainer les consoles next gen, difficile de s’accaparer les faveurs du public. Le jeu est donc plutôt accueilli un peu plus froidement que son ainé lors de sa sortie.

Qu’à cela ne tienne, le jeu a fait son chemin, a été joué, rejoué et rerejoué à travers les rééditions sur Gamecube et a fini par faire grossir une communauté de fans le considérant peu à peu comme l’un des meilleurs épisodes de la série. Début 2015, le Masque de Majora prend sa revanche : devant tant de demandes au fil des ans, Nintendo a fini par écouter ses adeptes et nous sort un remaster sur 3DS. Et quelque chose me dit que le monde de Termina n’est pas prêt d’être oublié…

Majora’s Mask, ou le côté sombre d’Ocarina of Time

Tout le monde connait le scénario de Majora’s Mask. Link, fatigué de ses combats contre Ganondorf et de ses incessants allers et retours dans le temps, quitte Hyrule sur le dos de sa fidèle jument Epona. Il se perd alors dans une immense forêt et se fait agressé par un Skull Kid au visage caché par un étrange masque, qui lui vole sa monture et son précieux ocarina du temps. Pour courronner le tout, il se retrouve transformé en peste Mojo (et ne peut donc plus utiliser son équipement habituel) et un étrange vendeur de masques lui annonce qu’il ne lui reste que 72 heures avant que la Lune ne s’écrase sur la contrée de Termina, détruisant toute forme de vie par la même occasion. Joyeux, hein ?

Bon, même si le postulat de départ est bien triste et déprimant, rassurez-vous… Il ne reste que de la mélancolie et de la déprime par la suite ! Mais ce qui aurait pu flinguer n’importe quel jeu se transforme en force dans Majora’s Mask,  forgeant par la même son ambiance exceptionnelle. L’histoire des différents personnages est à la fois touchante, émouvante, parfois cocasse mais ne laisse jamais indifférent. Le thème récurrent de la mort, à laquelle Link est sans cesse confronté, sert très bien l’univers de Termina et de ses tribus.

Danse

Link à l’épreuve du temps

Zora Majora's Mask Nintendo 3DSSi l’ambiance démentielle de Majora’s Mask traverse les années sans aucun souci, on peut se poser la question quant à la technique et au gameplay. Commençons par ce dernier : les bases du jeu d’origine sont ici conservées et marchent étonnamment bien même 15 ans après. On retrouve donc un jeu d’aventure en 3D avec un système de lock pour cibler les ennemis et/ou pour recentrer la caméra. Malgré le fait qu’il soit toujours aussi efficace, Nintendo a apporté quelques améliorations bienvenues. Les joueurs profitant du soft sur New 3DS pourront ainsi déplacer librement la caméra grâce au second stick. Pour les autres, des petites choses ont été changées, comme le cadran indiquant l’heure, maintenant numérique, le journal des bombers a aussi subi un lifting avec bien plus de précisions sur les activités des personnages que l’on doit aider ou encore la possibilité de choisir l’heure à laquelle on avance dans le temps.

Mais la plus grosse modification concerne les sauvegardes : autrefois, seul le voyage dans le temps (et donc perdre toute sa progression en cours) permettait de sauvegarder sa partie, les statues de hibou ne faisant qu’une save temporaire. Sur Majora’s Mask 3ds, les fameuses statues autorisent de véritables sauvegardes et sont en plus grand nombre que sur N64, ce qui facilite grandement l’exploration. Enfin, grâce à l’écran tactile, les menus sont plus intuitifs et permettent de changer de masques et d’équipement beaucoup plus rapidement. Vous l’aurez compris, non content de proposer un gameplay intemporel, Nintendo l’a sublimé pour ce remaster.

Si l’on doit trouver un défaut, je dirai qu’il se situe du côté de la caméra. En effet, j’ai rencontré quelques soucis d’angles mal foutus n’aidant absolument pas quand on est dans le feu de l’action. Heureusement, ces moments sont assez rares, mais suffisamment gênants pour que je le signale.

Lune Majora's Mask Nintendo 3DS

Fly me to the moon

Si le gameplay n’a que très légèrement bougé, ce n’est pas le cas de la partie technique qui se mange un sacré ravalement de façade. Comme Ocarina of Time 3ds à l’époque, l’équipe en charge a gardé les modèles de Majora’s Mask mais a fait un gros travail au niveau des textures, mettant le jeu au niveau de la plupart des standards de la portable de Nintendo. Une mention spéciale au temple de la Grande Baie où l’eau entourant la salle du boss m’a fait penser à un jeu Gamecube (très réputée pour ses effets d’eau à l’époque). Les effets quand on met l’un des masques principaux ou que l’on joue une mélodie à l’ocarina sont aussi d’excellentes facture. Mais le clou du spectacle reste la fin du jeu, avec le champ et le grand arbre en fond qui offre un décor d’une beauté enivrante.Ocarina Majora's Mask Nintendo 3DS

Les différentes versions de Link, Epona et Skull kid ont aussi eu droit à un soin tout particulier, les modèles sont ultra détaillés tout en respectant le matériau d’origine. Ce n’est pas le cas des pnj secondaires qui eux, restent assez sommaires, tranchant avec la qualité des personnages principaux.

La 3D stéréoscopique rajoute une touche non négligeable dans l’immersion. Particulièrement bien fichue visuellement, elle est en revanche difficile à maintenir durant tout le jeu tant le moindre mouvement la fout en l’air, contrairement à celle d’Ocarina of Time que j’avais trouvé réussie de bout en bout.

Ceci dit, tout n’est pas rose au pays de Zelda… Cette mise à niveau technique a droit au revers de la médaille : sur ma 3ds XL, les ralentissements surviennent assez régulièrement ( le plus flagrant est en bas du second temple, où les fps doivent chuter en dessous de 20…), en tout cas suffisamment pour que mon sourire béat disparaisse en de rares occasions malgré tout l’amour que je porte à Majora’s Mask.

Boss

Mais ne boudons pas notre plaisir, ces défauts restent dérisoires face à la qualité de ce Majora’s Mask. Les aventures de Link à Termina ne devraient laisser aucun joueur indifférent pour qui les a parcourues. J’espère personnellement que le succès de ce remaster donnera envie à Aonuma de repartir dans cette voie pour le futur de la série.

Graphismes:
Gameplay:
Bande-son:
Durée de vie:
Note finale:

Viendez!

Julien

Joueur passionné, profitant du maximum de plateformes, des consoles de salon aux portables, en passant par le pc et les smartphones.
Viendez!

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