dépression post-game homme portant un sac sur le visage avec un visage triste dessiné

Aujourd’hui dans ce nouveau « Réflexion sur… » nous allons aborder un sujet qui touche énormément de joueurs : la dépression post-game. J’en suis moi-même victime régulièrement et je sais que je ne suis pas le seul dans ce cas. Un sujet sérieux mais pas non plus dramatique rassurez-vous, surtout que je n’ai pas la prétention d’en faire un article « scientifique » ! Prenez place sur le divan de Band of Geeks, détendez-vous et parlons de ce fléau qui touche trop de joueurs de par le monde…

La dépression post-game : Une vraie plaie

Un vrai mal ?

star-ocean-integrity-and-faithlessness-nos-jeux-du-moment-band-of-geeksParler de maladie est vraiment trop excessif pour ce phénomène. Mais la dépression post-game existe pourtant bel et bien et à plusieurs niveaux. A titre personnel elle m’affecte souvent lorsque je termine un jeu sur lequel j’ai passé des dizaines d’heures. J’en ai fait mention lors de mon dernier TFGA (qui parlait de la fin) mais étant un gros fan de JRPG je ressens souvent ce dépit lorsque je termine un titre comme par exemple Tales of Xillia 2. Il faut dire que passer 100 heures avec des personnages, les suivre, les faire évoluer et sauver le monde ça crée des liens. Alors forcément comme le dirait Christophe Maé  : « On s’attache ! » et comme un ami qu’on aurait depuis des années et qui change de ville, on est triste de les voir s’éloigner de nos vies. Cela peut paraître idiot pour beaucoup de joueurs (notamment ceux qui ne recherchent que les défis ou qui ne jouent qu’à un seul jeu pour en devenir le meilleur) mais c’est vraiment un sentiment étrange. Alors bien sûr c’est une fausse dépression puisque ce ne sont « que des jeux vidéo » mais je crois qu’il ne faut pas sous-estimer ce phénomène puisque par exemple il m’est arrivé de ne pas toucher une manette pendant plusieurs jours après avoir fini un titre car « rien ne me faisait envie » alors qu’avant de le terminer je me disais « j’enchaînerai avec tel jeu juste après ! ». De même, dans ma vie courante il m’arrivait d’être un peu dépité alors que rien ne le justifiait. Mais allez raconter à votre chef que vous êtes un peu dépité parce que vous venez de terminer Final Fantasy VII et que c’est pour ça que vous traînez la patte ! Inconcevable hein ? Un des pires moments post-game que j’ai connu a été celui où j’ai terminé NieR après avoir vu la dernière fin disponible (il y en a 4). J’étais pour ainsi dire désœuvré et j’ai mis plus d’une semaine à reprendre une manette alors que j’étais en vacances.

NieR et grimoire Weiss
NieR : Je me rappelle encore mon état dépité après l’avoir terminé !

Mais pourquoi ce dépit ?

Final Fantasy VIII Squall vole une magie à l'ennemiC’est tout de même étrange de ressentir une dépression post-game, d’autant plus que jouer est censé au contraire nous distraire et nous rendre le sourire après une journée de travail stressante (ou pas d’ailleurs ça dépend des gens). Je sais que personnellement je joue pour m’évader (comme lorsque je lis un livre ou regarde un film) et c’est sans doute le cas de beaucoup de joueurs. Je ne fixe aucun objectif en lançant un jeu si ce n’est de prendre du plaisir. C’est pour cela que si le jeu ne me plait pas je ne me force pas à continuer. A quoi bon gâcher du précieux temps de jeu sur un titre qui ne me procure aucun plaisir ? Mais ce choix entraîne donc des heures de jeu sur des titres qui me plaisent beaucoup. Et comme je l’ai mentionné plus tôt, les JRPG (et même le genre du RPG en général) sont des jeux sur lesquels on peut passer de nombreuses heures (généralement une cinquantaine) et dans lesquels les personnages principaux vous font vivre une histoire intéressante et prenante. Pas étonnant qu’à l’apparition du mot « Fin » la plupart d’entre nous se sentent attristés malgré la sensation agréable d’accomplissement qui arrive généralement en même temps. Mais cela n’arrive pas tout le temps. Par exemple aussi sympas soient-ils je n’ai ressenti aucune dépression post-game après avoir terminé Star Ocean – Integrity and Faithlessness ou encore Oceanhorn – Monster of Uncharted Seas ! Ce phénomène ne m’est arrivé que sur des excellents jeux qui m’ont marqué comme la plupart des Final Fantasy ou Wind Waker par exemple. Mais je ne regrette rien car c’est cette sensation qui me donne continuellement envie de vivre ce genre d’aventures. Dernièrement j’ai terminé Dragon Age Origins et il aurait pu me provoquer ce sentiment mais comme j’ai lancé Dragon Age II dans la foulée je m’en suis bien sorti. Reste à voir si après avoir terminé la trilogie je serai en état de jouer ou non.

The Legend of Zelda Wind Waker Link
Moi aussi j’étais triste de dire au revoir à Link après avoir fini Wind Waker.

Conclusion sur la dépression post-game

Ce que je retiens de ce « mal » qu’est la dépression post-game, c’est qu’elle me prouve que les jeux vidéo me font vivre des aventures qui me marquent au point que je m’attache à leurs univers et d’en être ainsi affecté. Et si d’aucuns diront que cela reflète une personnalité dérangée je ne les contredirai pas parce qu’à titre personnel je préfère largement passer 60 heures sur un titre qui me passionne et être un peu triste en devant le quitter que de ne rien ressentir du tout en jouant. Le jeu vidéo est une passion qui me transporte autant voir plus qu’un excellent livre ou un bon film. Je me sens même plus investi dans un jeu vidéo que dans un livre puisque je suis acteur en plus d’être spectateur. Dans tous les cas, rassurez-vous, si la dépression post-game vous arrive, prenez-la comme l’accomplissement de votre investissement dans le jeu que vous venez de terminer. Et vous êtes à ce titre parfaitement normal(e) !

Et vous, ça vous est arrivé sur quel(s) jeu(x) de faire une petite dépression post-game ? N’hésitez pas à nous raconter ça en commentaire ça m’intéresse. de même si vous souhaitez réagir sur ce que j’ai dit vous êtes libres de le faire ici !

Romain Boutté
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Romain Boutté

Fan de FFVII et de la série Zelda j'adore les jeux vidéo en général et les J-RPG en particulier. J'aime les mangas, les séries télé et tout ce qui touche à la "geekerie". N'hésitez pas à me contacter pour discuter j'aime parler de mes passions ! :)
Au plaisir !
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28 commentaires sur “Réflexion sur… La dépression post-game

  1. J’ai ressenti cette dépression avec Skies Of Arcadia et ShenMue, tout deux sortis sur Dreamcast. Depuis, cet état d’esprit est un peu moins présent quand je m’adonne à un jeu vidéo. Ouf ! :)

    1. Je confirme, ils étaient vraiment excellents et je l’avais également ressenti à l’époque de leur sortie ! Merci pour ton commentaire en tout cas. ;)

  2. Article très intéressant ! Je n’aurais pas su mettre un mot à ce sentiment étrange qui te gagne lorsque tu joues à un jeu que tu aimes particulièrement ! Mais il faut avouer que tu es bien content aussi quand tu termines un jeu qui t’ennuies à en mourir. Ca doit s’appeler la jouissance post-game LOL.

    1. Merci de ton commentaire ! :) J’ai mis du temps avant de lui trouver un nom j’avoue, cela fait des années que cela m’arrive. xD

      J’avoue que terminer un jeu « en se forçant » ça fait ressentir un soulagement certain. Je n’irai pas jusqu’à dire « jouissance » parce que cela inclus la notion de plaisir et là à priori elle n’y serait pas. Mais l’idée n’est pas si mal. ;)

  3. Ahlala, je ne suis donc pas le seul !
    Récemment ça met encore arrivé sur Dark Souls III, un jeu tellement excellent qu’une fois terminé je n’avais plus envie de rien… J’aurais pu me lancer dans une NG+ dans la foulée mais par manque de temps je n’ai pas pu et la dépression post-game s’est installé pendant quelques jours (comme tu le décris en fait).

    Super réflexion en tout cas !

    1. Et oui on s’imagine tous être les seuls à connaître ça mais en fait on est tout un tas ! xD

      Merci de ton commentaire l’ami. ;)

  4. Ah c’est donc ça… Je ne savais même pas que ça pouvait être un vrai syndrome et pour être honnête je n’avais jamais vraiment fait le rapprochement. Mais en effet, je me suis déjà traînée comme une larve pendant plusieurs jours après avoir fini mes titres préférés (SotN, FFVII, Ni No Kuni). Je viens de reprendre FFIX et du coup maintenant j’ai peur du contrecoup :(
    Super article en tout cas et merci beaucoup d’avoir trouvé un nom à cet état ;)
    Maintenant je pourrai justifier mes jours de baleine échouée sur le canapé à bouffer n’importe quoi après avoir fini un RPG : « Ta gueule, je suis en dépression post-game ! Bouhouhou… »

    1. Merci de ton commentaire. J’ai donné ce nom au phénomène car effectivement je ne savais pas comment l’appeler autrement. ^^

      C’est encore plus dur de ne pas y succomber quand on finit un RPG ! Enfin moi je sais que ça m’arrive souvent avec ce genre de jeux. xD

      Si ça te permet de te justifier alors je suis content. :p

  5. MASS EFFECT. J’ai appelé ça le Syndrome post Mass Effect. Je sais que je ne suis pas la seule a l’avoir vécue après avoir fini le jeu (des potes et mon copain m’en on parlait) j’me suis sentis tellement vide et triste à la fin. Etrange sensation.

    1. C’est fou comme on a tous connu ça à un moment ou à un autre ! Bizarrement même si j’ai adoré le premier Mass Effect je n’ai pas ressenti cette dépression après l’avoir fini. Peut être parce qu’à l’époque un autre jeu me faisait tellement envie que j’ai pu enchaîner direct (comme je l’ai fait avec Dragon Age et Dragon Age II).

      Merci pour ton commentaire en tout cas !

  6. Bonjour, je viens de finir Nier automata et je ressens actuellement cette depression :(
    Ça me l’avait fait pour tales of Berseria mais beaucoup moins fort Alors que je suis dévaster pour avoir fini Nier automata .
    J’essaye de combler ce vide avec des jeux à parties unique comme CS ou LOL.
    Fin , en tout cas, ton article m’as bien aidé, merci

    1. C’est toujours difficile à éviter. Je n’ai pas encore eut la chance de jouer à NieR Automata (dans le courant de l’année probablement) mais la seule technique que j’ai réussi à trouver pour amoindrir cet effet néfaste c’est de commencer un autre jeu AVANT de terminer le premier. Comme ça on est dans un autre univers en parallèle et finir un des titres est ainsi moins « douloureux ».

      Merci pour ce commentaire avec ton retour en tout cas !

  7. C’est exactement ça. Je le vis en ce moment depuis que j’ai finis Nier Automata il y a une semaine, plus moyen de jouer à un autre jeu.
    Ça à l’air con pourtant…

    1. C’est effectivement très bête comme sentiment mais je vois qu’il touche beaucoup plus de gens qu’on ne le croit ! Merci d’avoir pris le temps de partager ton expérience avec nous !

    2. salut volke, j’ai eu pareil que toi pour ce jeu en particulier.
      La raison est du qu’on s’attache aux personnage mais que le jeu passe trop vite et on le fini avec un gout amer de  » j’en veux encore »

      je te conseil de te forcer à jouer à un autre jeu que tu aime pour passer ce sentiment.
      Dans deux ou trois jours, tu aura envie de rejouer à plein d’autre truc :)

      1. @Romain Boutté De rien, j’espère que l’après NieR: Automata te serasplus simple à digérer pour toi qu’il ne l’a été pour moi.

        @christ909 Pour le moment, je rejoues quelques fois à Overwatch mais j’attend avec impatience la venue du DLC début Mai pour NierR même si ce n’est pas un DLC scénarisé.

        1. NieR Automata je pense le faire quand j’aurai plus de temps pour vraiment être « dans le jeu ». A mon avis ce sera pour cet été pendant mes vacances pour bien apprécier le titre… Mais je ne ferai pas l’erreur de ne jouer qu’à ça histoire de ne pas sombrer dans la dépression. ;)

  8. Merci beaucoup pour cette article je pensais être le seul aussi :p
    Ça me l’as fait sur les mass effect également, surtout avec les adieux aux compagnons et à la romance pendant la bataille qui sont déchirants :'(

    1. Merci pour ton commentaire ! Effectivement nous sommes beaucoup à avoir connu ça un jour ou l’autre. Pour Mass Effect je te comprends même si j’avais attaqué d’autres jeux en parallèle pour ne pas connaître cette dépression justement ! :p

      1. Ah très malin la technique :p
        En tout cas merci encore pour cette article c’est toujours bon d’essayer de comprendre ce qui nous arrive quand ça va pas :)

        1. Oula de rien ! J’ai pas la prétention de dire que je peux aider qui que ce soit, j’ai simplement parlé de ce dont j’avais envie. Mais content si ça a pu t’aider ! ;)

  9. Putain ça fait tellement du bien de lire un article pareil, et de voir qu’il y a vraiment beaucoup de gens qui ne jouent pas seulement aux jeux vidéos mais les  » vivent  » !
    Dernièrement j’ai finis ( et refinis ( et re-refi-bon je m’arrête là ) The Last of Us, je n’en peux plus d’attendre la sortie du prochain.. tellement de mystère It hurts my emotions ;-;
    Et, mon  » chouchou  » dans la catégorie dépression Post-game j’ai nommée Life is Strange ! Je ne veux rien spoiler mais.. à chaque fois que je finis ce jeu je veux juste rentrer dans l’univers et faire des câlins à chaque personnage, même Nathan et Jefferson oui putain! Oui! J’ai la gorge serrée rien que d’y penser, ah.. et le deuxième opus à l’air tout aussi, si ce n’est plus, fou.
    Merci encore pour cet article ! :’)
    Oh et bonne année tant que j’y pense !

    1. Merci pour ce super commentaire ! Je suis content que l’article t’ait plu. The Last of Us m’a beaucoup plu mais pas au point de faire ma dépression post game tout de même. Et Life is Strange est sur ma liste de jeux à faire mais elle est tellement longue que je ne sais pas quand ce sera.

      Merci de m’avoir lu en tout cas ton enthousiasme m’a fait plaisir.

  10. Vachement sympa comme article =P ça aide de savoir qu’on est pas seuls à le ressentir ^^ Perso j’ai ça avec The Witcher 3 en ce moment, j’en suis réduit à forcer des parties de CS pour que ça passe :]

    1. Je crois vraiment qu’on est bien plus nombreux qu’on le croit à être atteints de cette maladie. Il faudrait pouvoir se faire offrir des jours de repos par la Sécu. :-P

  11. Moi c’est un phénomène qui m’arrive très souvent en particulier à la fin des jeux pokémon. Ça me rend triste de devoir abandonner des creatures avec les quelles j’ai vécu un aventure de plusieurs heures en les voyant evoluer et de passer d’une bestiole toute mignonne à une grande très puissante ( pourtant rien ne m’empêche de continuer a jouer au jeu en online

    1. C’est sûr, dans les RPG c’est plus flagrant parce qu’on passe énormément de temps avec les personnages et forcément on s’y attache. Pokémon c’est vrai que faire grimper de niveau ces petites bêtes ça crée des liens !

      Merci de m’avoir lu et d’avoir pris le temps de poster un commentaire en tout cas. ;)

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