No Man's Sky Logo Band of Geeks

Prêt à explorer l’infini intergalactique avec No Man’s Sky ?

Après des années de développement No Man’s Sky est enfin là et débarque sur Playstation 4 pour notre plus grand plaisir ! Ou bien… ?

Un petit studio qui vend du rêve

Hello Games Logo Band of GeeksNo Man’s Sky ! Derrière ce titre plein d’ambition et de promesses se cache un petit studio de développeurs indépendants : Hello Games. Fondé en 2008 notamment par des anciens de Criterion Games et des studios EA. Hello Games annonce en 2013 No Man’s Sky, un titre novateur qui promet de l’exploration spatiale comme vous n’en avez jamais vu auparavant. De nombreuses et nouvelles espèces animales à découvrir, des millions et des millions de systèmes solaires tout ça généré de manière procédurale sans aucun chargement ou presque ! Un jeu en soit quasiment infini en possibilité tant le nombre de planètes serait incroyable ! Cependant fin 2013 une inondation vient ravager les bureaux d’Hello Games et emporte une bonne partie du matériel utilisé pour la création du jeu. Ce petit contre-temps a retardé le développement du jeu, mais finalement, 3 ans après son annonce et pas moins de 4 années de développement, No Man’s Sky est finalement disponible depuis le début du mois d’Août sur Playstation 4 et PC. Mais du coup, l’attente était-elle justifiée ? Et l’infini que nous a vendu Sean Murray (Un des fondateur d’Hello Games) est-il vraiment si infini que ça ?

Hello Games Equipe Band of Geeks
L’équipe d’Hello Games, heureux d’avoir terminé leur jeu.

La découverte fastidieuse

No Man's Sky Ecran Titre Band of GeeksÀ peine le jeu lancé que vous êtes lâché dans le vaste monde de No Man’s Sky ! Mais attention, pas question de vous balader en vaisseau pour l’instant jeunes padawans ! L’aventure commence tandis que nous nous sommes écrasé sur une planète, pas de cinématique d’introduction ou de tutoriel : on démarre juste à côté d’un vaisseau en ruine qu’il nous faudra retaper. Et tout ça avec peu, voir pas d’explications du tout. À vous donc de trifouiller dans les menus et de farfouiller dans votre inventaire pour comprendre le but de votre escapade ou comment fonctionnent vos gadgets. On fouille, on avance en tâtonnant, on est dérangé par ces satanés sentinelles qui n’aiment pas trop qu’on mine leur planète, on comprend doucement mais sûrement. Et finalement une fois que l’on arrive à rassembler assez d’éléments, on répare notre vaisseau ! Mais vos problèmes ne font que commencer… Et oui car maintenant il faut trouver du carburant pour pouvoir démarrer votre engin !

Et c’est là que No Man’s Sky commence à montrer ses faiblesses en terme de game design… Autant j’ai eu assez de chance en tombant sur une planète où toutes les ressources était accessibles et où j’ai pu m’orienter assez vite. Autant d’autres joueurs n’ont pas eu cette chance. Certains ont dû fouiller plusieurs heures leur planète de départ pour trouver ce dont ils avaient besoin ! Et c’est l’un des gros soucis de la génération procédurale : Il n’y a aucun contrôle sur l’expérience des joueurs. Alors oui cela veut dire que personne ne vivra jamais la même histoire et ça c’est plutôt cool ! Mais cela veut aussi dire que pendant que certains joueurs vont pouvoir s’amuser dès le départ, rencontrer des espèces animales incroyables et des horizons à couper le souffle, d’autres vont s’ennuyer à tourner en rond afin de trouver un élément manquant et vont croiser des gros dinosaures avec des petites ailes ridicules… Une fois tout en main nous voilà parti, on survole un peu notre première planète et après un peu de temps on s’envole vers d’autres cieux…

L’exploration redondante 

Nous y sommes ! L’exploration spatiale ! Le plus gros intérêt de ce fameux No Man’s Sky ! Depuis notre cockpit on aperçoit au loin une station spatiale, d’autres planètes, des vaisseaux, des astéroïdes. On active le turbo et c’est parti ! Enfin plutôt, on attend d’arriver à destination… Bon il faut que ça soit réaliste c’est vrai , mais là c’est carrément trop long par moment : deux minutes (et des vrais minutes) pour atteindre une planète « sans chargement » ! Mais n’oublions pas les stations spatiales ! Une fois arrivé sur l’une d’entre-elle on découvre les joies du « trading » et même différentes espèces aliens ! D’autres vaisseaux viendront aussi se poser dans la station spatiale (Mais uniquement quand vous y êtes) avec qui on peut communiquer, échanger et même « proposer » d’acheter leurs vaisseaux. Cependant hormis des PNJs déjà sur place, les autres aliens ne sortent jamais de leur vaisseau, ce qui rend l’expérience assez peu crédible et vide au final… Une fois notre petit tour terminé, on re-décolle et on part explorer sur une autre planète.

En parlant d’exploration, il est important de noter qu’il y a deux grosses lignes directrices dans No Man’s Sky : suivre une technologie alien inconnue appelée les « Interfaces Atlas » ou bien passer de trou noir en trou noir (qui servent en fait de trou de ver) pour arriver jusqu’au centre de l’univers. Entre temps, c’est l’aspect découverte qui prime et celui-ci est vraiment sympathique ! En tout cas les premiers temps… Pouvoir améliorer son équipement, apprendre les différents langages aliens, découvrir de nouvelles technologies, renommer les diverses planètes et nouvelles espèces découvertes, trouver des vaisseaux qui se sont écrasés et se les accaparer (Attention cependant car il n’y a pas d’hangar à vaisseau, une fois votre moyen de transport principal changé impossible de le récupérer).

Sauf qu’il y a un soucis majeur avec l’exploration : tout est fait de la même manière, on croise toujours les mêmes bâtiments, toujours les mêmes énigmes, on apprend toujours les langages aliens de la même manière, c’est à dire en trouvant divers objets aliens et en interagissant avec. Même après avoir suffisamment amélioré son engin pour s’attaquer aux autres vaisseaux et devenir un véritable pirate de l’espace on se lasse très vite de No Man’s Sky… Ce qui fait qu’au bout d’un moment, même si il y a toujours une sorte d’objectif à poursuivre, on a vraiment plus aucune impression de progresser. Et on se rend compte que sur chaque planète et ce même en changeant de système, on se retrouve toujours à faire la même chose : on décolle, on atterrit, on explore un peu, on mine des éléments rares ou nécessaire pour une amélioration, on repart, on revend ce dont on a pas besoin et on recommence… Et encore… Et encore… Jusqu’à épuisement puisque il n’y a pas réellement de fin dans No Man’s Sky.

Une Ambiance pas tout à fait au point

No Man’s Sky c’est la vastitude intergalactique, on se sent vraiment tout petit à côté de cette infinité de planètes différentes. Malheureusement ce que nous montre le plus souvent le jeu c’est le vide intersidéral, et non pas des champs d’astéroïdes, des cimetières de vaisseaux spatiaux ou d’autres paysages à couper le souffle. On se sent vraiment seul dans ce jeu et ce n’est pas les quelques aliens que l’on croise qui vont changer la donne. Les musiques du jeu, bien que peu nombreuses, sont particulièrement sympathique et collent plutôt bien au thème ! Enfin, quand il y en a… La plupart du temps vous n’aurez le droit qu’au bruit de vos pas ou de votre vaisseaux lors de son accélération accompagné d’un simple son d’ambiance… Ce qui n’arrange vraiment pas l’aspect de redondance du jeu…

Très beau visuellement mais avec très peu d’ambiance sonore…

On notera d’ailleurs que le mode multijoueur, pourtant promis depuis l’annonce de No Man’s Sky a été retiré pour des raisons assez obscures et que la mention de celui-ci a été simplement masqué par des stickers sur l’édition spéciale du jeu. « No Man’s Sky est tellement vaste qu’il y a peu de chance que deux joueurs se croisent », c’est une des raisons que les développeurs nous ont fournis sur l’absence de ce mode. Et pourtant, c’est arrivé dès le premier jour de la sortie du jeu puisque quelqu’un est tombé sur une planète déjà explorée par une autre personne, cependant quand ils se sont donné rendez-vous sur un point de la planète, aucun moyen de se voir… Une zone réservée au mode multijoueur, bien démarquée de la partie solo, aurait parfaitement fait l’affaire et aurait pu arranger beaucoup de choses du côté de l’ambiance puisque l’on aurait pu se rassembler une petite équipe d’explorateur pour partir en terres inconnus !

No Man's Sky Bataille Spatiale Multijoueur Band of Geeks
Jamais on ne verra une telle bataille spatiale sans multijoueur…

Pas si infini que ça…

No Man’s Sky, c’est donc un jeu plein de potentiel et de bonnes idées mais pour lequel on ne peut s’empêcher de penser qu’il manque des finitions… Niveau technique on reste sur un très bon bilan puisque à moins de survoler de longue étendues d’eaux le jeu reste à 30 fps constant sans moufter ! Mais difficile d’avoir un bilan aussi positif sur l’intégralité du jeu. On a très vite l’impression de tourner en rond, de ne pas avancer et l’absence d’une vraie fin contribue énormément à ce sentiment. Les faiblesses de la génération procédurale se montrent dès les premières heures de jeu et on a toujours l’impression de découvrir les mêmes planètes et les mêmes environnements peuplé des mêmes bâtiments. L’absence de mode multijoueur n’arrange pas du tout le titre et son aspect exploration. Au final on se retrouve donc avec un titre bancal, pas fini et dont on se lasse très vite malgré les possibilités infinies qui nous ont été promises…

No Man's Sky Planète Sablonneuse Band of Geeks
Adieu les planètes sablonneuses…

No Man’s Sky n’est pas un mauvais jeu mais tout juste un titre correct où seul la découverte du début du jeu est appréciable, là où on prend son temps pour explorer les différentes planètes et récolter ce qu’il nous faut. Mais plus le temps passe et plus on ne fait que survoler rapidement les planètes pour voir si elles contiennent un élément rare nécessaire à une amélioration. Une vingtaine d’heure sur No Man’s Sky m’ont suffit pour être lassé de cet univers gigantesque remplis de 18 quintillions de planètes. C’est dommage pour un titre d’une telle envergure mais cela reste tout de même honorable quand on le compare à d’autres titres récent. No Man’s Sky est donc avant tout un « early-access » vendu plein pot, et qui devra attendre des mises à jours correctives pour briller dans la galaxie jeux vidéo.

No Man's Sky Carte Galactique Band of Geeks
Une carte galactique immense mais un jeu si vide…

Alexandre "Macsh"

Collectionneur de jeux vidéo de toutes générations et cinéphile qui aime passer ses matinées au cinéma.

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9 commentaires sur “No Man’s Sky : L’infiniment vide

  1. Joli test qui m’a quand même donné envie de l’essayer un jour juste pour voir comment ça se passe. :)

    1. Le début est tout de même sympathique en fait donc ça vaut toujours le coup d’essayer :) Mais sur la longueur hum…

  2. Bel article. NMS souffre énormément de la comm’ faite par sony. Vendre un jeu indé comme un AAA c’était pas une bonne idée. Dommage que le portage sur PC ce soit aussi mal passé aussi. J’ai arrêté le jeu après avoir passé 3h dans une grotte. C’est vrai que le jeu est plaint de bonne intention, à voir pour la suite après plusieurs mise à jour.

    1. Merci pour ton commentaire ! :)
      Je suis d’accord mais pas totalement, la faute est en parti dû à la comm’ de Sony mais aussi à Hello Games de nous avoir menti sur pas mal de chose au final… Après qui sait, peut-être que leurs promesses arrivera avec diverses mise à jour oui. Mais c’est clair que le jeu tel quel n’est clairement pas fini…

  3. Bonjour et merci pour le test :)

    Je pense que NMS doit être abordé comme un jeu contemplatif. C’est un jeu où il vaut mieux s’émerveiller des systèmes qu’on découvre et des créatures bizarres qu’on peut croiser. Si on regarde de plus prêt on découvre tous les défauts d’un jeu trop jeune c’est vrai. Je n’en suis pas encore à 20h de jeu (plutôt 10) mais j’ai pris mon parti de juste essayer de comprendre les races aliens, d’explorer sans réel objectifs les gigantesques grottes à la recherche d’artefacts rares ou de sombres indices de civilisations. Et pour l’instant ça me convient :)

    1. Salut et merci à toi pour ton commentaire ! :)

      En fait oui, tu n’as pas vraiment tort, pour ma part je cherchais aussi à apprendre les différents langages aliens avant tout, mais aussi de faire de l’exploration et en découvrir plus à travers les interfaces Atlas. Mais en fait même comme ça on fini tout de même par se lasser tant on voit toujours les mêmes choses… Alors oui l’histoire de fond de certaines civilisation est vraiment sympa mais ça ne suffit clairement pas pour un jeu comme celui-là…

  4. Deux ans plus tard, le jeu n’a plus rien à voir… Le multijoueur est arrivé… Les véhicules, les bases… Et chaque quinze jours, y a une nouveauté… lol. J’en suis à presque 200 heures de jeux et je n’ai pas encore fait le tour de toute le gameplay. :)

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