Critique de Stranger of Sword City [PSVita]

Riu Stranger of Sword City Critique Band of Geeks

Stranger of Sword City, une ville pas comme les autres !

Amateurs de donjons humides, de caves infestées de gobelins avides de voir faire les poches et une ponction lombaire avec un canif rouillé, voici venir Stranger of Sword City. Développé par les talentueux petit gars de chez Experience, connus et reconnus pour leurs dungeon rpg de qualité, Stranger of Sword City est disponible sur PlayStation Vita et PlayStation 3.

Est-ce vraiment dans les vieux pots qu’on fait les meilleurs jeux ?

Stranger of Sword City Critique Band of Geeks (3)Si Demon Gaze avait rencontré un franc succès et fait connaître Experience à un grand nombre de joueurs grâce à une formule accessible et surtout simplifié, on peut voir dans Stranger of Sword City un vibrant hommage aux dungeon crawler à l’ancienne, comme la légendaire série Wizardry.

C’est avant tout le gameplay de Stranger of Sword City qui nous donne cette sensation d’avoir relancé un bon vieux RPG à l’occidental, à la fois complexe et tellement riche de possibilités. La première étape quand on se lance dans une nouvelle partie de Stranger of Sword City c’est la création de votre personnage, puis peu après celle de votre équipe. Et dès le début il y a de quoi être soufflé par l’éventail d’options dont on dispose ! Pour se créer un personnage, il faut choisir plusieurs statistiques parmi lesquelles le sexe, la race mais aussi l’âge de votre « pion ».

L’âge est une statistique relativement importante dans Stranger of Sword City, puisque plus un personnage est vieux et plus il disposera de points bonus à sa création. En contrepartie de ces quelques points en plus, un personnage âgé disposera de moins de cœurs qu’un petit jeune, et les cœurs sont une monnaie vitale dans Stranger of Sword City. A chaque mort, on perd simplement un cœur et il faut hospitaliser votre personnage pour qu’il guérisse, ce qui peut prendre un certain temps de jeu. Si jamais un de vos valeureux guerrier mord la poussière sans cœurs en réserve, vous pouvez déjà allumer un cierge et lui commander une pizza au Valhalla, puisqu’il sera décédé de façon définitive. Et comme Stranger of Sword City est loin d’être une promenade de santé, il va falloir réfléchir à deux fois avant de vous créer un paladin de 70 ans, avec une défense certes plus importante mais qui risque de casser sa pipe au moindre coup critique un peu trop violent sur son bouclier ! Cette mécanique oblige aussi à avoir une équipe de secours, une « team b » prête en cas de pépin, de décès subit ou d’hospitalisation de longue durée d’un de vos personnage favori.

Stranger of Sword City Critique Band of Geeks (5)

Le gameplay mais pas que !

Thieves ennemies Stranger of Sword City Critique Band of GeeksIl me semble impossible de parler du gameplay très old school et parfaitement complexe de Stranger ofSword City sans mentionner son système de classe absolument délirant.

Un peu comme dans Final Fantasy Tactics où il était possible de changer de classe à tout moment, vos personnage ne sont pas cantonnés à un seul travail mais peuvent pointer à l’ANPE des chasseurs de monstres et licornes pour apprendre de nouveaux talents. Concrètement après avoir choisi le premier job d’un de vos pions, il est possible de changer de travail à la guilde des Strangers contre une somme modique. Ce changement de travail aura plusieurs effets, le premier étant de diviser par deux le niveau de votre personnage en l’empêchant de gagner d’autres points de compétence avant qu’il n’atteigne à nouveau son niveau initial. L’autre effet c’est que votre pion va retenir les compétences de son ancien travail et pourra parfois s’équiper de nouveaux skills.

C’est une mécanique de jeu très complexe à mettre en place parce qu’elle demande de bien connaitre les différentes classes du jeu, les compétences débloquées à chaque niveau et surtout de planifier parfaitement les différents rôles et niveaux à atteindre pour votre personnage, en ayant toujours en tête le dernier travail qu’il effectuera pour bien répartir vos points de statistiques. Quand c’est bien exécuté, c’est absolument mortel et cela permet d’avoir un magicien avec des compétences d’attaque à longue distance mais aussi de très bons sorts de soutien ou encore un Ninja aussi vif que le vent et insaisissable grâce à son entrainement de danseur.

Mais même si je trouve cette mécanique absolument géniale une fois qu’on maîtrise un peu les différentes classes du jeu et qu’on est capable de saisir la profondeur d’un tel système, je pense aussi que cela freine beaucoup les nouveaux joueurs dans l’expérimentation. Il est malheureusement très facile de rater completement un de ses personnages dans Stranger of Sword City, en plaçant mal les points de compétences ou simplement en ne prenant pas le bon job au bon moment pour développer votre combattant. Même si c’est clairement raccord avec l’idée d’Experience de développer un dungeon-crawler plus difficile et surtout qui vous met devant les conséquences de vos choix, je dois dire que j’ai largement préféré le système de classe de Demon Gaze.

En tout cas le gameplay de Stranger of Sword City est très solide, comme on pouvait s’y attendre avec Experience aux commandes. Cependant j’ai un réel problème avec l’écriture du titre. Hormis ses graphismes assez simplistes pendant les phases d’exploration, mais c’est le genre qui veut ça, Stranger of Sword City est un titre absolument magnifique avec une direction artistique sublime et des illustrations typées européennes qui dégagent une ambiance folle, un charme monstrueux et devraient vous donner instantanément envie de vous plonger dans son univers.

Seulement le scénario du jeu ne fait absolument pas honneur à cette recherche graphique et et passe même à côté des possibilités offertes par l’univers du jeu. Plutôt que de nous faire découvrir la richesse d’un nouveau continent où se mêle différentes races et cultures, où on aurait pu explorer de nombreux territoires hostiles pour approcher différentes tribus d’orcs ou de gobelins, on se contentera de quelques dialogues ou quêtes avec un clan de voleur ou un chef de clan orc dans des cartes très génériques ou loin de la complexité de celles d’un To Heart 2: Dungeon Travelers.

L’histoire ne décolle jamais et on reste dans les poncifs du genre, avec un être unique et élu à même de résoudre une situation périlleuse grâce à ses faits d’armes. J’aurais vraiment apprécié qu’Experience travaille plus cet aspect de Stranger of Sword City, surtout que Demon Gaze souffrait exactement du même problème !

Lineage appeared Stranger of Sword City Critique Band of Geeks
Les Lineage sont des monstres particulièrement puissants que vous devrez chasser pour gagner en puissance

Conclusion de ma Critique de Stranger of Sword City

Si vous avez aimé Demon Gaze en souhaitant trouver un challenge à votre taille, alors je ne peux que vous inviter à foncer sur Stranger of Sword City. Le dernier jeu d’Experience est une vraie lettre d’amour à tous ces RPG qui aiment vous pourrir la vie avec des ennemis puissants, des situations où vous serez forcé de vous faire aplatir comme une crêpe et est tout simplement un excellent jeu dans son genre. Cependant sa complexité peut facilement rebuter les âmes les plus fragiles ou les plus impatients qui pensent que chaque rpg peut se plier en appuyant simplement sur croix après une bonne vieille séance de leveling.

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3 commentaires sur “Critique de Stranger of Sword City [PSVita]”

    1. Avatar

      J’étais passé à côté de ton commentaire, milles excuses ( ._.)
      Si tu veux découvrir le genre, je te conseille plutôt de jouer à Demon Gaze qui est largement plus accessible et surtout moins punitif. C’est aussi moins riche dans le gameplay mais pour commencer c’est mieux d’éviter un jeu aussi complexe je pense !

      Et puis Demon Gaze est à 20€ chez Auchan.

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