classe-0-final-fantasy-type-0-hd

Aujourd’hui on s’attaque à Final Fantasy : Type-0 HD

Final Fantasy : Type-0 HD est le portage d’un titre disponible à l’origine sur PSP au Japon. Réclamé à cor et à cri par les fans pendant des années, il a finalement eu le droit à une localisation et un léger lifting pour sortir sur PlayStation 4, XBOX One et PC. Vous pouvez normalement le trouver dans beaucoup de magasins pour une bouchée de pain et il serait franchement dommage de rater un aussi bon jeu !

Une écriture qui en impose !

kurasame-final-fantasy-type-0-hd

Type-0 HD c’est un peu l’un de mes coups de cœur récent et surtout l’épisode qui m’a réconcilié avec la licence phare de Square Enix. Pour tout vous dire j’ai toujours eu beaucoup de mal à accrocher à Final Fantasy et à ses personnages, et même les épisodes les plus « tragiques » comme le sixième me laisse completement de marbre. En fait j’ai toujours trouvé l’écriture de ces jeux assez légère ou mal-amenée, ce qui fait que les événements clefs et les moments d’émotions ne m’ont jamais vraiment touché.

Et ce que j’apprécie tout particulièrement dans ce Final Fantasy, c’est justement l’effort apporté à l’écriture et surtout le soin avec lequel les personnages sont présentés et développés. Le scénario de Type-0 est particulièrement adulte et décrit la guerre avec une froideur abominable. L’histoire du jeu nous fait découvrir plusieurs nations en conflit et ce dans le but de prendre le contrôle des cristaux, des artefacts de puissance qui pourraient changer le cours de l’histoire si une nation arrivaient à tous se les accaparer.

L’originalité de Type-0 est de nous présenter deux points de vue : le premier est historique, on découvre à travers des documentaires de guerre les différents événements du jeu et leurs répercussions sur l’avancée du conflit. Ces différentes leçons d’histoire ne prennent aucun parti pour une nation et nous expliquent de façon détachée le déroulement de l’histoire.

Le second point de vue c’est celui d’un petit groupe d’étudiants de l’université du Vermillon, la classe 0, qui est aussi l’élite de cette université et surtout un groupe de puissants soldats qui à eux seuls vont bouleverser le destin du continent et le cours de la guerre. A travers leurs yeux rien ne vous sera épargné des horreurs de la guerre : manipulations politique, nombreux échecs ou encore la mort comme compagnon sur le champ de bataille. Final Fantasy : Type-0 HD est un jeu cruel qui vous délave comme une vieille chaussette dans une machine à laver. La fin du jeu est d’ailleurs particulièrement forte et même en étant conditionné à travers les différents événements du jeu sur ce qui va se passer, puisqu’on sait avant même d’arriver à la fin de l’aventure que le happy-end ne sera pas forcement un invité d’honneur, les dernières scènes de Type-0 HDsont un véritable déchirement. Les dialogues font mouche et sont d’une puissance que je n’aurais jamais imaginé voir dans un Final Fantasy et j’étais sincèrement très mal pendant que les crédits se déroulaient à l’écran. C’est aussi une preuve que Type-0 a une très bonne écriture et surtout que le jeu arrive a ce qu’on s’attache réellement à ses personnages.

Mais même sans le choc émotionnel de la fin, l’histoire de Type-0 HD est vraiment agréable à suivre tout en étant très mature, avec des personnages moins plats qu’à l’accoutumée et elle propose avec de vrais moments d’anthologie comme l’invocation d’Alexandre. Loin d’être aussi chétives que les invocations de Final Fantasy X, les monstres invoqués dans Final Fantasy : Type-0 HD sont de véritables dieux quasiment inarrêtables mais qui demandent nécessairement un sacrifice humain, voir plusieurs, pour se matérialiser. Cela rend leur présence, dans les phases de gameplay ou les scènes cinématiques, vraiment uniques et puissantes !

behemoth-final-fantasy-type-0-hd

Une vraie  prise de risque

rem-oeuf-chochobo-final-fantasy-type-0-hd

Mais Final Fantasy : Type-0 HD est aussi une grosse prise de risque pour Hajime Tabata, qui est le réalisateur du jeu mais aussi la personne en charge du développement de Final Fantasy XV, puisqu’il a completement bouleversé les habitudes des joueurs avec ce titre.

Type-0 dit adieu à la jauge d’atb, au combat au tour par tour et à une très grande partie de ce qu’on peut considérer comme étant « la base » d’un jeu Final Fantasy en terme de gameplay. Au final on se retrouve avec un action rpg très nerveux et où il est plutôt rare de changer d’équipement. Il faut vraiment prendre en compte que la façon de jouer à Final Fantasy : Type-0 HD change aussi radicalement en fonction de votre personnage principal et que chaque membre de la classe 0 vous offre de nouvelles possibilités et un maniement vraiment différent. Entre Ace et ses cartes à jouer et Cinque qui est armée d’une imposante masse, il est impossible de réaliser les mêmes actions ou même de tuer les mêmes monstres. Ce qui est vraiment bien vu et oblige aussi à essayer les différents personnages du titre !

Il faudra aussi réussir à enchaîner les kill sights, un coup capable de tuer n’importe quel ennemi ou presque en une attaque si on déclenche l’offensive avec un timing très précis. D’ailleurs cette mécanique de tuer rapidement les ennemis s’applique aussi à vos personnages, qui sont en général très fragiles et meurent très rapidement sous le feu nourri de l’ennemi. Il n’est pas rare de perdre un, deux ou même trois membres de la classe 0 dans une mission mal préparée et certains événements scriptés tuent même automatiquement des membres de votre équipe. Et c’est aussi une façon habile pour Tabata de rappeler que Type-0 est un jeu qui parle de la guerre sans faire de concessions.

Un autre point très original de Type-0 est qu’il propose des chapitres en temps limité. A la manière d’un Persona 4 The Golden, le temps avance inexorablement dans Final Fantasy : Type-0 HD et chacune de vos actions va grignoter du temps sur votre journée. Par exemple sortir de l’Académie du Vermillon pour aller explorer la carte du monde coûte six heures de temps, remplir une mission peut prendre entre douze heures et deux jours selon la difficulté de la tâche.

Mais quelques défauts ici et là

white-tiger-final-fantasy-type-0-hdMême si Type-0 est un jeu fantastique mais il est loin d’être un titre parfait ou sans défaut et le premier qui me vient en tête est assez évident : ce jeu est fait pour être joué sur une console portable. Portable comme dans « tiens  Final Fantasy : Type-0 HD sur PSVita c’est une excellente chose » et pas « un portage sur PS4 ? Riche idée ». Certaines mécaniques de gameplay, comme le fait d’envoyer s’entraîner un personnage pendant qu’on ne joue pas au jeu, n’ont aucun sens sur console de salon. Les chapitres avec un temps limité, la durée des missions ou même les missions spéciales qui consistent à capturer des villes et qui ressemblent à des phases de RTS simplistes transpirent le jeu pour portable, et c’est vraiment triste de voir que Square Enix a purement et simplement refusé de porter Final Fantasy : Type-0 HD sur PSVita alors qu’il aurait été juste parfait sur cette console.

J’ai aussi un souci avec la narration du jeu et la relative complexité de l’univers de ce Final Fantasy. Il faut savoir que Type-0 fait parti du Fabulas Nova Crystallis, un projet qui regroupe plusieurs jeux de la saga Final Fantasy autour de thèmes communs et surtout d’une mythologie partagée. Et sans connaître au moins un peu cet univers des contes du cristaux, on est parfois un peu paumé dans les explications que nous donne le jeu. Cela n’empêche en rien de suivre l’histoire mais j’ai parfois eu l’impression d’avoir besoin d’un bac+2 en Final Fantasy pour comprendre parfaitement tous les tenants et aboutissants du titre.

lune-bleue-caster-final-fantasy-type-0-hd

Conclusion de ma critique de Final Fantasy : Type-0 HD

Hajime Tabata voulait faire de Final Fantasy : Type-0 HD un jeu mature qui dépeint la guerre, sa cruauté et sa souffrance et c’est une franche réussite. Avec un casting rempli de personnages attachants et une histoire très intéressante à suivre, même s’il est fort probable qu’elle vous mettre à genoux, Type-0 est un titre à faire absolument que vous soyez fan ou non de la saga de Square Enix.

Plop ;3

Quentin Gourvennec-Verwaerde

Passionné de Tokusatsu et accro à ma PSVita, je suis aussi chasseur de trophées à mes heures perdues : www.psnprofiles/aka-0
Plop ;3

Les derniers articles par Quentin Gourvennec-Verwaerde (tout voir)

Partagez nos articles ;) Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on Facebook
Facebook
Google+
Google+

2 commentaires sur “Critique de Final Fantasy : Type 0 HD [PS4]

  1. Bonne critique ! Je partage le même avis dans l’ensemble. En termes de story-telling, ce titre est quasi-parfait, le gameplay a été remanié si bien que ce Final Fantasy a quelque chose de très « hybride ». Après il est vrai que certaines mécaniques foirent le tout en mon sens…

    1. Hello Monsieur le Gameur et merci de m’avoir lu. Je suis content que tu ai apprécié ma critique ;3
      Et en lisant ton commentaire je me suis rendu compte que j’ai oublié de parler de la personnalisation laborieuse et pas forcement très intéressante, damned.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *