Aloy visage gros plan Horizon : Zero Dawn Band of Geeks

Horizon : Zero Dawn où le renouveau d’un monde ouvert

Grâce à la gentillesse de PlayStation France j’ai pu m’essayer à Horizon : Zero Dawn sur ma PlayStation 4. Même si je n’avais pas d’attentes folles pour le nouveau jeu de Guerrilla Games, je suis réellement surpris par ses qualités et surtout par la beauté sidérale du titre, à tel point que j’ai eu beaucoup de mal à lâcher la manette !

Horizon : Zero Dawn la beauté d’un jeu

Aloy monture mecanique paysage Horizon : Zero Dawn Band of GeeksEn fait c’est sûrement ce qui m’a le plus choqué en lançant Horizon : Zero Dawn : le jeu est magnifique. Pas seulement beau, pas juste réussi techniquement ou saisissant de réalisme. Non Horizon est sans doute le titre le plus réussi graphiquement que j’ai pu voir tourner sur ma PS4 : les décors sont absolument fantastiques, la direction artistique est maîtrisée et arrive à rendre vivant et crédible des dinosaures de métal dans un univers post-apocalyptique très « primitif ».

Alors oui, l’animation de certains visages laisse à désirer, tout comme certaines animations, mais c’est vraiment du chipotage quand on voit la qualité absolument sidérante de certains visages, le sens du détails dans les décors et la faune ou même la beauté de l’orée d’une forêt habitée par une meute de hautes-pattes.

De ce côté-là je reconnais bien le talent du studio hollandais qui m’avait décroché la mâchoire avec Killzone 2, qui fut longtemps un des jeux les accrocheurs visuellement sur une console de salon et surtout un titre maîtrisé du début à la fin en terme de réalisation graphique.

Aloy mise à mort charognarde Horizon : Zero Dawn Band of Geeks

Chasse, pêche et nature 

Aloy paysage rivière ruines buildings Horizon : Zero Dawn Band of GeeksMais après tout Guerrilla Games est passé maître dans l’art de faire des jeux beaux et parfois très creux comme l’atroce Killzone 3. Horizon : Zero Dawn aurait pu être un de ces jeux au gameplay bancal et au manque d’intérêt cruel mais il n’en est rien. C’est même tout l’inverse puisque le nouveau titre de Guerilla Games est une petite pépite d’ingéniosité et de plaisir une fois la manette en main.

Aloy, l’héroïne d’Horizon : Zero Dawn, est une chasseuse et tout le gameplay du titre s’articule autour de cette notion. L’approche en silence des différentes proies et ennemis du jeu est une nécessité pour rester en vie, tout comme le fait de poser des pièges et de bien préparer chaque assaut contre une machine ou un troupeau de bêtes agressives et organisées.

Cependant l’idée de la chasse va encore plus loin ! L’arsenal mis à la disposition d’Aloy est très intéressant, de l’arc aux flèches élémentales en passant par le grappin pour entraver efficacement les proies, et bien qu’il soit limité dans le nombres de pièces disponibles au cours du jeu il offre des possibilités assez hallucinantes en terme d’amusement et de richesse de jeu.

Oiseau-tempête Aloy attaque derrière Horizon : Zero Dawn Band of Geeks
L’oiseau-tempête est l’une des machines les plus imposantes du jeu

Et c’est véritablement là l’une des grandes forces d’Horizon : Zero Dawn. Il n’oblige jamais ses joueurs à utiliser telle ou telle arme contre une machine : il existe autant de stratégies viables pour tuer un carapateur ou une gueule d’orage qu’il existe d’armes et de joueurs. Ce qui compte avant tout c’est l’ingéniosité et la mise en place d’une stratégie ! D’ailleurs en discutant avec différents joueurs d’Horizon on se rend vite compte que chacun à son style de jeu, souvent bien différent du sien et qu’il fonctionne tout aussi bien : certains se focalisent uniquement sur les flèches de feu, d’autres abusent des grenades explosives et élémentales pendant que certains préfèrent jouer les sniper et viser des points très précis et sensible sur les machines.

Cette richesse dans les approches possibles est une vraie bouffée d’oxygène alors que les jeux ont justement tendance à proposer de moins en moins de liberté dans la façon d’approcher les situations.

Il faut aussi souligner l’intelligence artificielle des machines d’Horizon, qui est parfois bluffante. Les humains sont particulièrement stupides mais les machines apprennent très rapidement comment contourner vos pièges et ne se laissent que rarement avoir deux fois par la même technique au cours d’un combat. C’est assez fou de voir un dent de scie contourner vos fils explosifs ou même reculer quand vous commencez à préparer de nouveaux pièges en plein combat.

Aloy Paysage desert Horizon : Zero Dawn Band of Geeks

Changer les règles

Aloy vers le horus gaia rayon lumière Horizon : Zero Dawn Band of GeeksLa formule du jeu en monde-ouvert commence à sérieusement battre de l’aile, la faute à des développeurs qui se contentent de reproduire des schémas vus et revus, d’appliquer des cahiers de charges et finalement de produire des jeux qui se ressemblent tous.

Certains titres arrivent à tirer leur épingle du jeu comme The Witcher III qui était particulièrement marquant mais lui non n’a pas particulièrement révolutionné la façon de faire un jeu en monde ouvert ou de penser ce genre de titre.

Et c’est justement pour ça qu’Horizon a été une telle claque pour moi : il reprend tous les codes du monde ouvert, toutes ces choses qu’on a vu ailleurs cent fois depuis leurs créations comme les tours radio d’Ubisoft mais il réussi à digérer ces idées pour proposer un concept absolument fantastique et cohérent.

Par exemple plutôt que de noyer le joueur dans les objets à collectionner ou des points d’intérêt tous les trois mètres, dans Horizon : Zero Dawn on doit chercher des artefacts de l’ancien temps à échanger avec certain marchands ou encore trouver des points de vue montrant le monde d’avant. Et en plus d’être vaguement indiqué sur votre carte, pour obliger le joueur à chercher sans le prendre complètement par la main, tous ces stimuli sont limités en nombre. On en trouve une petite soixantaine à travers le jeu, ce qui est relativement peu vu la taille du monde qu’Aloy peut explorer..

Et il en va de même pour les fameuses tours radio qu’on retrouve maintenant dans tous les jeux en monde ouvert, de L’ombre du Mordor à Zelda : Breath of the Wild. Les tours d’Horizon sont des girafes de plusieurs dizaines de mètres de haut, baptisés les grands-cous, et les escalader n’est jamais une mince affaire. Il va falloir trouver un chemin, le sécuriser et si nécessaire chasser des machines parfois très puissantes pour enfin réussir à trouver un endroit où l’escalade sera enfin possible. Et c’est juste super intéressant, parce que plutôt que de se dire « oh, encore une tour a escalader » on s’amuse, on explore et surtout on est récompensé par un panorama absolument époustouflant une fois arrivé en haut d’un grand-cou !

grand-cou Aloy Horizon : Zero Dawn Band of Geeks
L’un des Grands-cous que l’on peut rencontrer dans la nature impitoyable d’Horizon : Zero Dawn !

Une écriture mi-figue mi-raisin

Aloy ruée cheval mécanique Horizon : Zero Dawn Band of GeeksL’écriture d’Horizon : Zero Dawn est sans doute le point le plus faible du jeu, sans pour autant qu’il soit un handicap. Le coté science-fiction du titre est relativement convenu, l’histoire est efficace mais ses ficelles sont relativement connues et je n’ai pas été surpris à un seul moment par les révélations du scénario, que ça soit sur les origines du monde d’Horizon ou d’où vient Aloy.

Par contre j’ai été très surpris par l’écriture d’Aloy et son développement, que je trouve très juste. Contrairement à beaucoup de jeux, Aloy est une véritable héroïne : elle en impose, ne se laisse pas faire et surtout les gens la voit comme autre chose qu’un livreur de pizza.

C’est aussi un personnage très crédible, entre la fragilité d’une enfant qui cherche sa mère et la férocité d’une femme qui se bat pour s’imposer dans un monde sauvage. J’ai beaucoup apprécié son comportement face à la rigidité de son clan, qui se comporte presque comme une secte religieuse, et sa curiosité touchante quand elle découvre enfin ce qui se cache au delà des frontières de Noras.

J’aurais cependant apprécié que Guerrilla apporte autant de soin pour l’écriture des autres personnages de l’histoire, qui sont malheureusement en retrait par rapport à Aloy. Les quêtes secondaires du jeu sont sympathiques, toujours très scénarisées et se focalisent sur le développement de personnages ou de factions. Les développeurs d’Horizon : Zero Dawn ont fait le choix assez intelligent de ne pas noyer le joueur sous les quêtes fedex ou de simple ramassage, pour proposer certes moins de contenu mais de meilleure qualité.

Aloy focus sinal Grand-cou Horizon : Zero Dawn Band of Geeks

En conclusion de ma critique d’Horizon : Zero Dawn

Horizon : Zero Dawn a été une claque pour moi. C’est un jeu dont je n’attendais pas forcement grand chose hormis le fait de pouvoir combattre des T-rex mécaniques et je me suis retrouvé plongé dans une aventure absolument passionnante. Le gameplay du jeu est aussi agréable que les différents panoramas qu’on nous propose d’admirer, et je me suis d’ailleurs régulièrement arrêté de joueur pour pouvoir prendre des photos souvenirs tant les paysages sont magnifiques.

Le vrai souci d’Horizon : Zero Dawn c’est qu’il met la barre tellement haut que je vais avoir beaucoup de mal à rejouer à un jeu en monde-ouvert sans le comparer au dernier né des studios Guerrilla !

Plop ;3

Quentin Gourvennec-Verwaerde

Passionné de Tokusatsu et accro à ma PSVita, je suis aussi chasseur de trophées à mes heures perdues : www.psnprofiles/aka-0
Plop ;3

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Un commentaire sur “Le nouveau monde ouvert d’Horizon : Zero Dawn [PS4]

  1. Je partage la même conclusion, espace vaste et varié , on a toujours quelque chose à faire , on ne s’ennuie pas , donc pour lâcher la manette c’est chaud chaud .

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