Heros The Darkest Dungeon Critique Band of Geeks

A l’aventure compagnon, dans le Darkest Dungeon !

Disponible depuis une petite année sur Steam grâce au programme d’accès anticipé, Darkest Dungeon est enfin accessible aux joueurs PlaySation dans sa version finale. Développé par la petite équipe de Red Hook Studios, Darkest Dungeon est un jeu avec une idée simple : vous proposer une vision réaliste de ce que serait l’exploration de donjons infestés de créatures nauséabondes et d’horreurs inspirées de la mythologie Lovecraftienne.

In stress we trust

Folie Maître Chien The Darkest Dungeon Critique Band of Geeks

Et pour ce faire le Darkest Dungeon introduit dans son gameplay une mécanique unique : le stress et sa gestion. Chacun de vos héros accumule en effet du stress au cours de ses explorations, et absolument tout peut créer une montée de panique chez l’un de vos compagnons : la flamme de votre torche qui faiblit, un commentaire désagréable d’un membre de l’équipe, un coup critique d’un ennemi. Si jamais l’un de vos héros emmagasine trop de stress, il peut devenir affligé et écoper d’un sévère malus ou même succomber d’une bonne vieille crise cardiaque. Pour lutter contre le stress, vous pouvez une fois de retour en ville envoyez vos héros au bordel ou prier à l’église, mais il est important de faire très attention au stress quand on explore un niveau dans Darkest Dungeon tant il peut monter vite et surtout déclencher une réaction en chaîne catastrophique.

En plus du stress, Darkest Dungeon est articulé autour de mécaniques de jeu assez brutales comme la mort définitive de vos héros ou bien des malus sous forme de maladies et d’affections mentales graves, très faciles à contracter et qui peuvent vous coûter une fortune à soigner une fois au hameau.

Il est souvent plus rentable de renvoyer un héros trop malade ou gravement stressé que de le garder dans votre équipe et de le soigner. Le jeu vous encourage même à adopter cet état d’esprit en vous procurant à chaque nouvelle mission de nouveau héros, et ce gratuitement. En parlant de champion justement, Darkest Dungeon offre une grande variété dans les classes que vous pouvez utiliser pour explorer ses différents recoins. Chaque classe possède bien évidemment des attaques et compétences uniques tout en offrant des synergies plus ou moins évidentes avec d’autres classes de héros.

Et apprendre a composer une équipe homogène, capable aussi bien de résister au stress que d’infliger rapidement de lourds dégâts va vite devenir une priorité si vous comptez survivre et terminer les quêtes léguées par votre ancêtre. Mais il est peu probable que vous arriviez à compléter les différentes missions du jeu aussi facilement que ça et il faudra passer par de nombreuses morts pour enfin saisir les subtilités du gameplay et la meilleure façon de survivre aux assauts des brigands et monstres rodant dans le Darkest Dungeon. Il n’est pas rare de perdre un héros ou de passer devant les portes de la mort sur un mauvais lancer de dès et un coup critique d’un monstre agressif !

Combat Hellion The Darkest Dungeon Critique Band of Geeks
Les animations en combat sont de toute beauté

The Darkest gameplay

Apprenti Necromancien The Darkest Dungeon Critique Band of Geeks

Cela en fait aussi un jeu très complexe et qui demande un long temps d’adaptation. En fait il est difficile pour un débutant de tout comprendre, il est même facile de se retrouver perdu devant la masse d’informations à assimiler ou la complexité des combats au tour par tour de The Darkest Dungeon. Cette nécessité d’apprendre de ses erreurs couplée à la très grande difficulté du titre respectent parfaitement son idée de départ, à savoir de proposer un titre sans aucune forme de pitié et qui peut vous rouler dessus comme un 33 tonnes à la moindre seconde. On ressent réellement la pression de descendre explorer un donjon, on sent l’étreinte de la grande faucheuse à chaque fois qu’on entre dans une grande salle et surtout on a peur de perdre ses meilleurs éléments, ce qui risque très fortement d’arriver dans un jeu où la mort est omniprésente.

Mais si Darkest Dungeon est une franche réussite sur tout ce qui touche à son gameplay, on ne peut pas en dire autant pour la narration et le développement du jeu. En dehors de l’introduction, très classe, où l’on aperçoit l’ancêtre du héros découvrir le Darkest Dungeon et sombrer dans la folie suite à son exploration, le titre n’est absolument pas scénarisé. Pour avancer dans le jeu et arriver à sa conclusion, on enchaîne simplement les donjons et les missions sans aucune narration ou presque. On rencontre parfois un boss mais même là il faudra se contenter d’une brève prise de parole de votre ancêtre, qui est aussi le narrateur du jeu, et rien d’autre.

A mon sens Darkest Dungeon manque cruellement d’un squelette, d’un ensemble de missions obligatoires et scriptées vous obligeant à découvrir les horreurs enfermées dans ses dédales et qui exploiterait parfaitement l’univers absolument fantastique du jeu. Je ne peux pas m’empêcher d’y voir un énorme gâchis, surtout que la direction artistique du titre est fabuleuse, avec des modèles en 2D animés de façon somptueuse et une direction artistique à la recherchée et completement malsaine, très proche de l’univers de Lovecraft.

Feu de Camp The Darkest Dungeon Critique Band of Geeks
Prendre le temps de se reposer est essentiel pour survivre dans Darkest Dungeon

Conclusion de ma critique de The Darkest Dungeon

Darkest Dungeon est un titre fantastique avec une idée de jeu très intéressante et surtout parfaitement exécutée : l’exploration des donjons se fait la peur au ventre et chaque coup porté par un ennemi sera peut-être le dernier pour l’un de vos héros. Cependant Darkest Dungeon n’est pas un titre sans défaut et  il me parait important de parler de la maniabilité du titre simplement atroce sur console. Le jeu est pensé, créé pour être utilisé avec une souris et non pas une manette, et naviguer avec une croix  de direction dans les menus du jeu devient rapidement un véritable challenge doublé d’un casse-tête infernal.

J’espère sincèrement que Red Hook Studios va corriger sans tarder les problèmes de maniabilité du titre en proposant par exemple un curseur « à la Destiny », qui serait beaucoup plus intuitif et intelligent pour ce jeu que la prise en main actuelle.

En tout cas si vous êtes amoureux des récits fantastiques d’Howard Phillips Lovecraft ou que vous recherchez un jeu aussi difficile qu’intéressant et profond dans ses mécaniques de jeu, foncez vous procurer Darkest Dungeon !

Plop ;3

Quentin Gourvennec-Verwaerde

Passionné de Tokusatsu et accro à ma PSVita, je suis aussi chasseur de trophées à mes heures perdues : www.psnprofiles/aka-0
Plop ;3
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2 commentaires sur “Critique de Darkest Dungeon [PS4]

  1. Je rajouterai deux point pour compléter tes lignes, qui couvrent déjà la majeure partie du jeu.

    La première, c’est que le jeu est effectivement difficile, même carrément sans pitié, mais pour une bonne et une mauvaise raison. La bonne, c’est que ce sont les mécaniques elles-mêmes qui sont extrêmement lourdes et pénalisantes pour le joueur. Elles sont originales, participent à l’ambiance du titre et à l’était d’esprit du joueur, qui colle la peur au ventre comme tu le dis si bien.
    La mauvaise, c’est que ces mêmes mécaniques sont régies par une RNG complètement pétée (n’ayons pas peur des mots) qui vient gâcher tout ce joli travail de game design. On n’aura que très rarement la chance de voir un personnage en proie à une soudaine montée de courage devant une mort inéluctable, on aura rarement de la chance dans nos attaques, le stresse remonte bien plus vite qu’il ne diminue…

    C’est ce qui me gêne le plus, me dire que le jeu est contre moi. Que l’univers le soit le rend beaucoup plus intéressant et motivant, mais qu’il soit servi sur un plateau d’injustice arbitraire, ça l’est moins.

    A vérifier bien sûr, je n’ai pas les chiffres de la RNG sous la main, mais cette impression entâche l’incroyable travail sur tout le reste du jeu.

    Le deuxième point que je voulais aborder, c’est la narration du jeu. Si l’unique cinématique d’intro du jeu ne sera suivie par aucune autre, il est bon de préciser tout de même que le narrateur (et sa voix de bonhomme) est constamment présente dans le jeu, et comment les aventures comme un récit déjà écrit. Ca participe franchement beaucoup à l’ambiance, et je trouve que ça maintient l’objectif en tête, on sait pourquoi on avance.

  2. Darkest Dungeon est un jeu qui nous propose de vivre des aventures palpitantes. Ce fut intéressant d’avoir à relever de tels challenges ! De plus, les différents personnages s’améliorent au fur et à mesure que le jeu avance.

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