Critique de Alone in the Dark : Inferno [PS3]

Alone in the Dark : Inferno Band of Geeks

Alone in the Dark : Inferno se fait tailler un costume

Développé par les studios Eden Games et Hydravision, Alone in the Dark : Inferno fut en son temps, 2008 – déjà 7 ans ! -, une tentative de relancer la série légendaire de survival-horror. Alone in the Dark : Inferno est souvent considéré comme un très mauvais jeu auquel seul les chasseurs de succès et autres récompenses virtuelles osent aujourd’hui toucher.

La réputation qui précède le jeu

Alone in the Dark Inferno scene voiture central park Band of GeeksNe nous mentons pas, Alone in the Dark : Inferno est effectivement un mauvais jeu. Pour commencer, il est franchement mal réalisé et plutôt moche. Il faut savoir qu’Alone in the Dark : Inferno est sorti un an après Uncharted : Drake’s Fortune et même si les aventures de Carnby se font dans des environnements beaucoup plus ouverts que celles de Drake, ça ne justifie pas de proposer un jeu aussi vide et dépassé graphiquement. Petite précision, même si Alone in the Dark : Inferno est à la rue techniquement, le jeu a la décence de ne pas être un festival de bugs et de passages injouables comme savent si bien le proposer les petits gars de Bethesda.

Alone in the Dark : Inferno est aussi un jeu très mal écrit avec un scénario bateau comme on en fait plus : ce bon vieux Carnby se réveille, amnésique, et va devoir sauver le monde en empêchant le retour de Lucifer en plein Central Park. J’aimerais vous en dire plus, développer la chose ou vous dire « mais en fait il y a un passage super intéressant qui relie ça aux différents Alone in the Dark » mais c’est mission impossible. Au vu de son intensité, le scénario d’Alone in the Dark : Inferno est plat, creux et sûrement écrit sur une nappe de restaurant après un repas trop arrosé.

Oh, et les contrôles, LES CONTRÔLES, JOHNNY ! Alone in the Dark : Inferno mélange déplacements en vue à la troisième personne et séances de tir sur vos ennemis en mode FPS. C’est vraiment déroutant et il va falloir s’habituer à passer d’une vue à l’autre rapidement. Et quand on se rend compte que certaines actions qu’on attribue normalement à la vue FPS, comme lancer une bombe explosive, se réalisent en fait avec des combinaisons de touches en vue à la troisième personne, on devient vite fou.

Il y a simplement trop d’options pour contrôler Carnby, entre les divers menus et vues, ainsi que l’inventaire qui se gère d’une manière bien particulière. Un autre exemple de l’imbécillité des contrôles d’Alone in the Dark : Inferno est la manière d’achever les ennemis, les Humanz . Après en avoir criblé un de plomb en vue à la première personne, il faut passer en vue à la troisième personne puis saisir un objet enflammé dans le décor, se placer devant le Humanz et agiter le stick droit de votre manette pour que votre torche maison entre en contact avec le cadavre de votre ennemi.

Alone in the Dark Inferno Band of Geeks (2)

Alone in the « Oui mais »

Alone in the Dark Inferno Carnby Band of Geeks

Alone in the Dark : Inferno est donc clairement un jeu plein de défauts, mais je ne peux m’empêcher de l’apprécier. En fait, ce titre d’Atari essaie de proposer pas mal de choses aux joueurs, et même si certains de ses aspects, comme l’histoire, sont clairement bâclés, d’autres sont une franche réussite.

Par exemple, le crafting d’Alone in the Dark : Inferno est vraiment génial. Le jeu vous invite à ramasser des objets un peu partout et à les combiner pour vous créer des armes mortellement efficaces. Alone in the Dark : Inferno vous donne une grande liberté de transformation et d’utilisation des objets. Par exemple, vous pouvez ramasser une bouteille de liquide inflammable et la vider sur vos munitions pour les enflammer ; transvaser une unité d’alcool d’une bouteille pleine dans une bouteille vide afin de la transformer en bombe artisanale; ou encore répandre de l’alcool sur le sol, puis l’enflammer avec votre pistolet ou votre briquet pour provoquer une traînée de feu qui tuera les Humanz lancés à votre poursuite. Vous pouvez également vous faire une collection d’objets pointus tels que couteaux et tournevis pour siphonner les voitures de Central Park et ainsi remplir vos bouteilles d’essence.

Alone in the Dark : Inferno a une très bonne ambiance quand il nous laisse libre de nos mouvements. Les balades de Carnby dans un Central Park dévasté et surtout infesté de monstres assoiffés de sang – votre sang – sont vraiment bien rendues. La nécessité de tuer vos ennemis dans des conditions bien particulières aide pas mal à construire l’ambiance. En fait, pour achever un Humanz, il faut absolument le brûler (avec des balles enflammées, une torche « maison »…), ou le faire exploser (avec une grenade, une voiture…). Il faut donc régulièrement faire attention à vos réserves d’alcool et de munitions et ne pas hésiter à emprunter une voiture pour la faire exploser contre un groupe d’Humanz si vous voulez survivre.

La gestion de l’inventaire est assez libre et le jeu vous laisse faire vos choix en matière d’équipement : à vous de voir si vous voulez sacrifier vos précieuses munitions pour prendre un peu plus de bandages et de mouchoirs, ou si vous préférez stocker les sprays de soins en jetant vos bouteilles d’alcool et vos sprays inflammables. Cette gestion tendue de votre inventaire, qui se trouve en fait dans la veste de Carnby, vient renforcer l’aspect de survie et débrouille du jeu, et c’est vraiment très bien vu de la part des développeurs d’Alone in the Dark : Inferno.

Alone in the Dark Inferno Band of Geeks boss train
« contrôle des billets s’iouplaît »

En conclusion de la critique d’Alone in the Dark : Inferno

Alone in the Dark : Inferno n’est donc pas le jeu de sa décennie, et possède même pas mal de défauts. Cependant il a d’étonnantes qualités, comme les séances de jogging dans un Central Park infernal, vraiment dépaysantes et particulièrement jouissives. Et je suis certain qu’avec un peu plus de travail, notamment sur les graphismes et le scénario, Alone in the Dark : Inferno aurait même pu être un bon jeu.

Vu la côte actuelle du titre, vous pouvez tâter d’Alone in the Dark : Inferno pour moins de 5€ en occasion, et ça serait dommage de passer à côté. Au pire ça vous fera un trophée Platine en plus pour votre collection !

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Plop ;3
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