Test de Ratchet & Clank Rift Apart [PS5]

Impossible de dissocier Sony et la licence Ratchet & Clank. Il faut dire que de nombreux épisodes ont vu le jour depuis l’ère PlayStation 2. Je me souviens encore avoir halluciné à l’époque devant la maitrise technique des gars d’Insomniac Games lorsque j’avais lancé Opération Destruction sur PlayStation 3. Il s’agissait là d’une vraie vitrine technologique pour le monolithe noir de Sony. Aujourd’hui, avec Ratchet & Clank Rift Apart sur PlayStation 5, je suis de nouveau subjugué par la maîtrise des développeurs. Il est grand temps de vous expliquer pourquoi ce nouvel opus de la saga est à mon sens la première vraie claque next-gen.

Ratchet & Clank Rift Apart : Bien dimensionné

Il y a déjà eu quelques titres sortis qui montraient ce que les nouvelles consoles avaient dans le ventre (Demon’s Souls, The Medium ou encore Returnal) mais c’est vraiment en jouant à Ratchet & Clank Rift Apart que j’ai compris pourquoi les constructeurs avaient mis en avant que le SSD était l’avenir du jeu vidéo. C’est la première chose qui m’a frappé quand j’ai lancé le jeu et je n’avais plus connu cette sensation depuis l’ère 16-bits : il n’y a aucun temps de chargement. Cela paraît peut être bête dit comme ça mais quand on sort de nombreuses années à fixer des barres de chargement se remplir on comprend à quel point le confort de jeu va en être affecté. A peine a-t-on lancé une nouvelle partie qu’on est directement dans le vif du sujet.

La fourrure de Ratchet est superbement réalisée.

Le scénario est dans la veine des anciens opus. Notre duo d’amis va se retrouver embarqué dans une aventure qui leur fera sauver leur monde mais également celui d’une autre dimension. Dans Ratchet & Clank Rift Apart le principe de failles dimensionnelles sera ainsi au centre du récit et du gameplay. Clank a fabriqué un dimensionateur pour faire plaisir à Ratchet et lui permettre de retrouver la trace des autres Lombax disparus depuis des lustres. Seulement rien ne se passe comme prévu et Néfarious tente de s’emparer du dimensionateur et ce dernier, suite à une attaque de Ratchet, va imploser et provoquer des failles gigantesques dans lesquelles seront happés nos héros. Après avoir atterri dans une nouvelle dimension et avoir été séparés, nos amis feront la rencontre de Rivet, dernière Lombax de cette dimension. Avec son aide, ils devront reconstruire un nouveau dimensionateur mais également mettre un terme aux exactions de Néfarious. Vaste programme donc.

Certains paysages sont tout simplement ahurissants de beauté.

Dire que Ratchet & Clank Rift Apart est joli est un euphémisme. Le titre est sublime et propose un univers incroyable fourmillant de détails et de couleurs chatoyantes. Comme pour l’excellent Spiderman Miles Morales, vous aurez le choix entre plusieurs possibilités pour l’affichage. Il y a ainsi un mode à 30 FPS avec un affichage 4k et Ray-Tracing, un mode fluidité avec une résolution moindre mais en 60 FPS et sans RT et un dernier mode qui combine les deux avec une grande fluidité et du Ray-Tracing mais qui ajuste le visuel en fonction des possibilités. Pour ma part j’ai choisi ce dernier mode et j’ai vraiment apprécié la claque visuelle. Les personnages, les décors, les animations… Tout est parfaitement maîtrisé et c’est un régal pour les yeux. Je n’avais pas vu d’aussi belle fourrure que celle de Ratchet depuis Starfox Adventures sur Game Cube ! Clairement, le titre d’Insomniac est une merveille visuellement.

Chevaucher un dragon est un réel plaisir !

En terme de gameplay, on reste proche de tout ce qui a été fait dans la saga. Il y a ainsi tout un tas d’armes à acheter grâce aux boulons récoltés sur les ennemis et dans le décor que vous pourrez faire évoluer grâce à du Raritanium, un minerai spécial qu’on trouve un peu partout. En fait, chaque arme possède un damier avec des cases à valider qui augmenteront ses caractéristiques (dégâts, portée, munitions…). Pour avoir accès à plus de cases il faudra faire monter l’arme de niveau tout simplement en tuant des ennemis avec. Chaque arme peut aller jusqu’au niveau 5. Ratchet & Clank Rift Apart propose ainsi une floppée d’armes en tous genres qui vont du banal pistolet au lance-scies. Impossible de ne pas trouver une arme qui nous plait parmi la sélection possible. Notez que même si nos deux héros peuvent se battre avec leur clé, cette dernière n’est pas très puissante et il vaudra mieux privilégier les armes à distance.

Améliorer les armes coûte du Raritanium mais reste indispensable.

Niveau mouvements on est dans le classique de la licence avec les double sauts et autres hélices pour planer. On notera le grand retour des hoverboots qui permettent de se déplacer extrêmement rapidement sur les différentes cartes. De même, la possibilité d’esquiver change la donne en combat surtout lorsqu’on est submergé d’ennemis. De nombreux passages en « grind » (à la Jet Set Radio) seront également de la partie, de même que de la chevauchée sauvage à dos d’animal. En bref, on a une grande liberté de mouvements et contrôler nos héros est toujours un plaisir, même si parfois en combat le fait d’être entouré d’adversaires peut dérouter un peu. Mais Ratchet & Clank Rift Apart instaure une nouvelle mécanique, celle de pouvoir « sauter » dans les failles dimensionnelles visibles. En effet, à de nombreux endroits vous pourrez voir des énormes fissures bleues. Lorsqu’elles seront à portée, elles vireront au jaune, à vous alors d’appuyer sur une simple touche pour vous y retrouver téléporté. Outre l’effet visuel impressionnant, cela permet surtout de se déplacer rapidement et d’échapper à des ennemis un peu trop collants par exemple ou prendre des snipers à revers. Ingénieux et efficace.

Le fameux « grind » ! J’adore ces séquences personnellement.

On appréciera la possibilité de customiser son personnage avec des armures (casque, plastron et bottes). Point positif d’ailleurs, récupérer une pièce d’équipement octroie automatiquement un bonus permanent aux héros (plus d’expérience, meilleure défense contre un type d’ennemi…). Du coup, peu importe comment vous souhaitez les attifer, vous ne passerez pas à côté d’un bonus qui vous plait parce que ce dernier est attitré à un équipement dont le look ne vous plait pas. Evidemment, il y a également tout un tas de choses à récupérer dans les niveaux (boulons d’or, mini-robots…) ainsi que des quêtes annexes légèrement scénarisées qui permettent de ne pas suivre que l’histoire principale et développer un peu le nouvel univers de Ratchet & Clank Rift Apart.

Notez l’effet visuel de la faille qui montre un endroit accessible sans temps de chargement…

La durée de vie du jeu est dans la moyenne de la série, comptez une bonne vingtaine d’heures si vous souhaitez tout visiter et tout récupérer. Le titre fait également un sans faute au niveau sonore puisque les voix françaises sonnent justes et sont parfaites. Les bruitages et autres sons d’ambiance assurent une bonne immersion là où les musiques savent se faire oublier quand elles le doivent pour mieux se faire entendre aux bons moments. A noter les retours haptiques de la DualSense qui, s’ils n’offrent pas autant d’impacts que dans Astro Bot, ont le mérite de renforcer l’intégration du joueur dans cet univers coloré et sympathique.

Les Hoverboots sont indispensables pour se déplacer rapidement.

Conclusion

Bardé de qualités techniques et ludiques même s’il n’invente pas la poudre, ce Ratchet & Clank Rift Apart est une valeur sûre et probablement l’un des premiers vrais titres prouvant ce que la PlayStation 5 est capable de faire avec un peu de maîtrise. Sublime, agréable à prendre en main, avec un scénario sympathique, le titre d’Insomniac se destine à tous les fans du duo mais également à toutes les personnes affectionnant le genre action/aventure. Une pépite que je ne peux que vous recommander et qui sera probablement un de mes jeux préférés de l’année.

Graphismes:4.5 out of 5 stars
Gameplay:4.5 out of 5 stars
Bande-son:3.5 out of 5 stars
Durée de vie:4 out of 5 stars
Note finale:4.5 out of 5 stars

*Ce test a été réalisé à partir d’un code de téléchargement PlayStation 5 gracieusement fourni par l’éditeur que nous remercions chaleureusement.*

Romain Boutté
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